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Entretien avec la 1ère promotion du IMBA

International MBA : l’interculturel au rendez-vous

8 étudiants, 5 nationalités et des intervenants issus du monde entier, l’IMBA lancé en décembre dernier suscite l’enthousiasme des participants. Rencontre avec une partie de la promotion et leur coordinateur pédagogique, Vincent Beauséjour.

Promotion 2009 du International MBA

Quelles ont été vos motivations dans le choix du IMBA proposé par l'IAE de Lyon ?

Eduardo Coutinho (Brésilien) : J'ai choisi cette formation car j'avais besoin d'outils transversaux. Je travaille actuellement au service juridique de Rhodia et je suis amené dans le cadre de mes fonctions à travailler avec d'autres services. Il est important pour moi de découvrir les autres aspects du management : finance, marketing, RH... Par ailleurs je trouvais intéressant de suivre une formation MBA en anglais, ce qui n'est pas très courant en France.

Claire Villerio (Française) : Cela fait longtemps que j'exerce une fonction RH, et je souhaitais élargir mon profil à d'autres domaines. Je souhaitais également me remettre à l'anglais pour m'ouvrir à l'international, et pourquoi pas dans un projet familial envisager une expatriation à moyen terme. Mon employeur m'a encouragé dans cette démarche en acceptant de financer ma formation.

Patrice Barthollet (Français) : Pour moi c'est un peu différent. Je travaillais dans le secteur du bâtiment en tant que responsable marketing, et dans le cadre d'une restructuration ma fonction en France a été supprimée pour être recentrée au Royaume-Uni. Mon entreprise m'a soutenu pour suivre cette formation, qui me permettra d'évoluer vers des fonctions managériales.
Aujourd'hui les  entreprises, grands groupes ou PME, quel que soit leur secteur d'activités, sont confrontées à des problématiques internationales. C'est pourquoi il m'a semblé important de faire ce IMBA, organisé en anglais, et résolument tourné vers l'international. Au-delà il s'agissait pour moi, après treize ans d'activité professionnelle, de faire le point sur toutes mes expériences vécues et, à travers les enseignements dispensés par les intervenants, de faire une analyse globale des échecs et des succès rencontrés dans le passé pour mieux agir dans le futur.

Habib Souissi (Tunisien) : J'ai recherché clairement la double compétence. Je suis ingénieur électro-mécanique et mécanique et docteur en matériaux et je souhaitais ajouter à mon profil technique une culture managériale.
Le IMBA nous permet d'avoir la vision globale et transversale de l'entreprise recherchée par les managers.
J'ai intégré le groupe PSA en qualité de directeur du développement international puis, sur la même fonction, un équipementier automobile racheté il y a un an par le groupe italien Zen. Après avoir lancé des usines en Inde, en Chine, en Iran, en Tunisie et en Turquie, le groupe se recentre sur la zone franco-italienne. Le PDG du Groupe Zen à Milan, m'a largement soutenu dans ma démarche de formation, car je souhaite vivement continuer à travailler à l'international.

Daniel Franco (Brésilien) : Je suis d'accord avec Habib. Je suis pour ma part ingénieur industriel. Bien sûr le fait de pourvoir étudier le week-end en poursuivant mon activité professionnelle était très important pour moi.

Daniel Pardo (Colombien) : C'était pour moi une bonne occasion de venir en France en intégrant un programme de haut niveau pour développer des contacts et créer un réseau international.


La formule à temps partiel, avec des cours organisés deux vendredis, samedis et dimanches matin sur trois, répond-elle à vos attentes ?

Claire : Cela a été décisif pour mon employeur puisque je ne suis absente que deux jours par mois et qu'ainsi je peux assumer totalement mon activité professionnelle. Par ailleurs le part-time nous permet, entre participants du IMBA, de nous retrouver très souvent, ce qui renforce la cohésion du groupe. C'est notre bouffée d'oxygène, en situation d'apprentissage mais dans un contexte très différent de l'entreprise.
Bien sûr il faut jongler entre le travail, le IMBA et la famille, je bénéficie d'un soutien familial fort, notamment pour organiser les week-end... sans moi.
 
Patrice : La formule est intéressante  car elle me permet de poursuivre ma recherche de poste,  de passer des entretiens, et d'être disponible immédiatement. Au-delà l'intérêt est de garder à la fois l'approche théorique et l'approche pratique.

Eduardo : Tout à fait ! Cela me permet de mettre en pratique les connaissances acquises à l'IAE, notamment sur les aspects organisationnels ou comportementaux.

Vincent Beauséjour (coordinateur pédagogique) : Effectivement, le choix de cette formule était de faire de l'entreprise une sorte de laboratoire où l'on peut appliquer immédiatement ce que l'on vient d'étudier.


Vos impressions sur le programme ? Les échanges avec les participants et les intervenants ?

Daniel Pardo : Le IMBA propose une approche largement plus pratique que théorique. La théorie peut être assimilée à travers des ouvrages.

Vincent Beauséjour : La plupart d'entre vous ont suivi antérieurement un cursus universitaire. Il s'agit clairement à travers le IMBA de  se doter d'outils et d'acquérir des  compétences.  

Claire : Le niveau des intervenants est très bon, à la fois dans le contenu et dans l'approche pédagogique.

Eduardo : Nous avons tous des vécus différents. Nous travaillons dans des fonctions et des secteurs différents, c'est pourquoi les échanges entre participants sont très enrichissants. Les interactions entre la promotion et les enseignants sont également essentielles.
Par ailleurs, le fait que nous soyons une petite promotion  nous permet d'avoir des cours quasiment particuliers. C'est une vraie chance d'avoir pu intégrer cette première promotion du IMBA.

Patrice : C'est une expérience réellement collective, que l'on a envie de transmettre et de partager.

Habib : Oui, le fait d'avoir plusieurs nationalités dans la promotion et de nombreuses fonctions représentées nous apporte une vision différente et complémentaire et nous permet d'apprendre beaucoup sur nous-mêmes.
Le IMBA nous permet également de construire un réseau. Récemment, à l'occasion d'une mission en Afrique, j'ai contacté Eduardo qui a pu m'aider à un résoudre un problème d'ordre juridique. Patrice m'a également apporté ses compétences marketing lorsque j'étais en Tunisie.

Eduardo : Pour ma part, le IMBA m'apporte beaucoup en termes de développement personnel. Cela me fait repenser non seulement ma façon de travailler, mais surtout mes relations avec mon environnement professionnel, la hiérarchie et mes collaborateurs.
A l'intérieur de la promotion, les liens seront encore renforcés par une activité internationale au Kentucky et au Tennessee à l'automne. 

 

Trois mois après le démarrage de la formation, quel cours vous a le plus intéressés ?

Patrice : « Crisis Management », le cours de Caroline Coulombe (HEC Montréal). Une matinée complète était consacrée à un cas pratique et nous devions tous réagir à une situation de crise à partir d'un scénario.

Habib : Oui il fallait détecter les défaillances. La simulation était globale et impliquait les managers, les syndicats, les journalistes...

Eduardo : J'ai beaucoup apprécié le cours de marketing d'Ulrike Mayrhofer (IAE de Lyon) pour sa clarté. Je n'avais presqu'aucune connaissance de ce domaine.

Daniel Pardo : « Organizational and Personal Behavior » de David Beech (Ashridge Business School - UK). L'approche expérimentale, avec beaucoup de travaux en groupe, m'a beaucoup intéressé et m'a beaucoup appris sur moi-même.

Claire : Le même cours, mais dispensé par le second intervenant, Mike Brent (Ashridge Business School - UK) et centré sur l'humain dans l'entreprise.

Propos recueillis par Catherine Parmentier
 

Promotion 2009 du International MBA
Les 8 participants de la promotion 2009 et leur intervenant indien


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